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Ecologie

 

L'ECOLOGIE DU TIBET D'AUTREFOIS

Jusqu'en 1949 le Tibet abritait une flore et une faune extrêmement riches : plus de cinq cents espèces d'oiseaux. Cette diversité s'est préservée au fil du temps grâce à la croyance bouddhiste en l'interdépendance entre humains, animaux, plantes et éléments naturels, croyance qui empêche l'exploitation aveugle de l'environnement. Nombre d'espèces animales et végétales sont spécifiques au Tibet. Les plus grands fleuves d'Asie prennent naissance dans les montagnes tibétaines : l'Indus, le Brahmapoutre, le Salouen, le Mékong, le Yang-tsê Kiang et le Houang Ho ou Fleuve Jaune. Sa faune, sa flore, ses forêts vierges et ses grands cours d'eau font du Tibet la source de vie d'une zone bien plus vaste que son propre territoire. C'est pourquoi l'environnement du Tibet revêt une importance capitale pour l'équilibre écologique des pays voisins.

 

DESTRUCTION DE LA VIE SAUVAGE

Avant l'invasion chinoise, la chasse au Tibet était réglementée par décret du gouvernement. Aujourd'hui, la plupart de la faune sauvage a disparu : non seulement les restrictions n'ont pas été renforcées, mais la chasse aux espèces en voie de disparition a été encouragée.

 

DEBOISEMENT

Les forces d'occupation chinoises sont en train de détruire de façon irréversible l'écologie fragile du haut plateau tibétain. Les Chinois se livrent au déboisement industriel dans l'Est du Tibet, où ils emploient soixante cinq mille personnes à cette tâche. Dans certaines zones, 80% des forêts sont déjà détruites. D'après leurs propres estimations, les Chinois ont prélevé au Tibet, depuis 1959, pour 54 milliards de dollars US de bois. Comme les fleuves d'Asie et leurs affluents prennent leur source au Tibet, les conséquences du déboisement se font sentir en aval à travers le continent entier : érosion des sols, ravinement, envasement, inondations.

 

EFFETS SUR LE CLIMAT DE LA PLANETE

De récentes études font valoir que la destruction des forêts de haute altitude affecte les jet-streams (vents rapides des couches élevées de la troposphère), ce qui influence le climat. Depuis plusieurs années déjà, on considère comme une menace pour le régime des climats de la planète les modifications des températures, des masses d'air et des précipitations engendrées par le déboisement du plateau tibétain.
Il est donc urgent, pour tous ceux qui se préoccupent d'écologie, de s'attaquer à la crise de l'environnement tibétain.

 

ENERGIE HYDRAULIQUE

En mai 1991, les Chinois ont démarré des travaux controversés, la construction d'une centrale hydroélectrique qui détruira l'écosystème du Yamdrok Tso, un lac pur et sacré, le troisième du Tibet par sa taille. Les Chinois veulent détourner les eaux du lac pour les faire tomber, 750m plus bas, dans le Brahmapoutre (en tibétain Tsangpo). Il s'agit de fournir l'électricité nécessaire aux colons chinois et aux industries polluantes et destructrices qu'ils veulent implanter. Cette centrale hydroélectrique peut vider le lac Yamdrok, un pas de plus vers la mort de la terre et de la culture du Tibet.

 

EXPLOITATION MINIERE

En chinois, Tibet se dit Xizang, ce qui signifie « la Maison des Trésors de l'Ouest ». Les autorités chinoises ont entrepris l'exploitation systématique des ressources minières. La moitié des réserves mondiales d'uranium se trouve dans les montagnes autour de Lhassa. C'est au Tibet que gît 40% du minerai de fer « chinois », ainsi que d'immenses filons de charbon, d'or, de cuivre, de plomb, de borax et de pétrole.

 

DECHETS TOXIQUES ET NUCLEAIRES

De nombreux rapports prouvent que la Chine utilise ou prévoit d'utiliser le Tibet comme décharge de déchets toxiques et nucléaires :

En 1984, la Chine a proposé un contrat à un consortium d'Allemagne fédérale, aux termes duquel, après avoir acheté de l'uranium extrait des mines tibétaines, les Allemands pourraient renvoyer les déchets radioactifs au Tibet. La Chine a offert d'en stocker là jusqu'à cinq mille tonnes entre 1984 et l'an 2000. Les modalités actuelles du contrat ne sont pas connues.

En mars 1991, l'association Greenpeace a divulgué un plan visant à importer au Tibet les vidanges de la ville de Baltimore (Etats-Unis). Ces résidus d'égouts - riches en métaux lourds - devaient porter la mention « engrais » et être qualifiés de « limon » pour le transport. Il est probable qu'ils devaient être ensuite vendus ou distribués en tant que tels. A la suite de ces révélations, la ville de Baltimore a résilié le contrat.